1. D’abord il faut bien distinguer les installations de filtration de l’eau, des installations de décantation/clarification de l’eau adoptées par les métiers de la pierre. Le volume traité étant souvent très important, il n’est économiquement pas envisageable de traiter l’eau par filtration, technique qui requiert des filtres à sable.
Pour le simple recyclage de l’eau des effluents boueux de notre industrie de la pierre, l’eau est clarifiée par une décantation qui peut être plus ou moins de qualité selon les installations considérées qui malheureusement pêchent souvent par sous-dimensionnement.
2. Pour ce qui regarde les éléments bactériologiques qui se développent et subsistent dans le circuit, on doit s’interroger sur cette pollution bactériologique qui vient difficilement du monde minéral d’où est tirée la pierre : il s’agit plus facilement d’une contamination ultérieure soit des bassins de décantation à l’air libre et non sécurisé, soit de l’atelier lui-même, sans m’étendre sur le sujet: la aussi, le traitement par UV est économiquement peu envisageable en raison des débits d’eau considérés et, il est plus facile de contrôler l’installation et les usages de ceux qui l’utilisent !
3. Les particules colloïdales en suspensions dans l’eau constituent un réel problème pour les nouveaux équipements de pointe (contrôle numérique) souvent équipés de joints graphites ; ces boues extrêmement fines se rencontrent principalement lors du travail des marbres et granits colorés, surtout lorsque les effluents sont peu chargés. En effet il est plus difficile de décanter les effluents des marbriers que ceux des producteurs de pierre dons les effluents sont chargés à plus de 3-4%
4. Il convient d’étudier le floculant employé et le compléter si besoin est d’un coagulant primaire (AlSo²) dosé en quantité infinitésimal. Ceci réduira la presque totalité des particules colloïdales qui pourront alors aisément être éliminées avec un filtre à cartouche.
Il convient de souligner au passage l’importance du floculant considéré qui généralement sont de piètre qualité et fortement chargés en chlorure.
Avant toute installation, nous faisons pratiquer un échantillonnage de l’eau pour en vérifier l’efficacité et surtout le temps de sédimentation ; mais quel professionnel se préoccupe aujourd’hui de cela ? C’est plutôt l’aspect économique de l’installation qui est étudié et bien peu s’intéressent à l’aspect technique du traitement de l’eau et de la poussière.
On peut s’interroger aussi sur l’absence d’intérêt que les professionnels de la pierre portent au traitement et au recyclage des effluents boueux, alors que pour la majorité d’entre eux, l’eau constitue, au même titre que l’électricité, une nécessité pour leur activité.
Qui a contabilisé toutes les micro-pannes et arrêts d’usine dus au manque d’eau, car la pompe de relance est en panne ?
...Soit parce qu’elle manque de pression,
...Soit parce que des impuretés bouchent l’électrovanne,
...Soit parce que il est nécessaire de procéder curage des fosses et caniveaux
Tout cela représente une énorme dépense de temps et d’énergie, alors que, 90% de tous ces micro-pannes et arrêts d’usine pourraient être évités en réalisant, dès le départ, une étude personnalisée pour bien concevoir son installation de traitement d’eau et de recyclage des effluents boueux.